Partir en groupe Le départ 1

Publié le par J F F

 

Habiter l'entre-deux  ...un

Le moment où commence le voyage,

Michel Onfray l'appelle l'entre-deux.

      



 

 

    

                 Cliché Cathyphilo

"... Il existe un moment singulier, repérable, une date de naissance évidente,

un geste signataire du commencement: dès le mouvement de clé dans la serrure de la porte de son domicile, quand on ferme et laisse derrière soi sa maison,

son port d'attache.

A cet instant précis débute le voyage proprement dit. Le premier pas installe
de facto
dans un entre-deux relevant d'une logique spéciale :
plus dans l'endroit quitté, pas encore dans l'endroit convoité.

Flottant, vaguement relié à deux bornes, dans un état d'apesanteur spatiale
et temporelle, culturel et social, le voyageur pénètre dans l'entre-deux
comme s'il abordait les côtes d'une île singulière. De plus en plus loin
de son domicile, de moins en moins éloigné de sa destination, l'individu
qui circule dans cette zone blanche, neutre, gravit fictivement une pente ascendante, atteint un point zénithal, puis entame une descente.
On vient de, on va vers, on accumule les  kilomètres qui séparent de chez soi,
on réduit ceux qui nous rapprochent de l'autre.
Ce monde de l'intermédiaire obéit à des lois propres ignorantes
de celles qui régissent les relations humaines habituelles."
Michel Onfray, Théorie du Voyage,
Biblio essais inédit Le livre de poche.
L'auteur est docteur en philosopie politique.

Ses écrits parlent de l’hédonisme, de l'éveil des sens dans la lignée
des penseurs grecs célébrant l’autonomie de pensée et de vie.







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Pierre Marie le Cht' 24/10/2009 11:00


Voila pourquoi j'aime partir et être le plus souvent possible dans cet instant.Lorsque l'on est sur le chemin et que cela se renouvelle chaque jour c'est évident que c'est un des paramètres du bien
être qui nous envahit....
PM


J F F 19/12/2009 23:00


Vu Michel Onfray à la télévision ce soir. Une capacité de répartie et d'à propos exceptionnelle. Avec un contenu bien senti.
Merci pour ta visite, tu es toujours le bienvenu, Pierre-Marie !